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mercredi 12 mai 2021
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Hommage aux victimes et héros de la déportation

Dimanche 25 avril 2021, s’est déroulée la cérémonie d’hommage aux victimes et héros de la déportation.

Le maire, Guillaume Le Lay-Felzine, des élus municipaux, la conseillère départementale, Martine Duvernois et le député de la Seine-et-Marne, Jean-Michel Fauvergue, mesdames Baretge pour  la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes ainsi que les représentants des associations d’anciens combattants se sont retrouvés au Monument aux Morts à midi.

En ce dernier dimanche d’avril, les cérémonies pour la Journée nationale du souvenir de la déportation n’ont pas eu lieu dans leur format habituel en raison de l’épidémie de coronavirus. 76 ans après la libération des camps, la ville de Torcy a rendu hommage à tous ceux qui sont morts dans les camps et à aux rescapés qui ont porté la mémoire de ce crime contre l’humanité.

Les deux filles des époux Baretge, Nadine et Marie-José ainsi que Guillaume Le Lay-Felzine ont déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle d’Alexis Baretge.

Puis Guillaume Le Lay-Felzine, maire de Torcy a rallumé la flamme du Monument aux Morts.

 

Tour à tour, mesdames Baretge, Guillaume Le Lay-Felzine, maire de Torcy, Martine Duvernois, conseillère départementale et Jean-Michel Fauvergue, député de la Seine-et-Marne ont procédé au dépôt d’une gerbe au pied du monument aux morts.

 

Une minute de silence a été observée à la mémoire de tous les disparus, avant les allocutions au nom de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes puis de Guillaume Le Lay-Felzine.

Discours de Guillaume Le Lay-Felzine, maire de Torcy

” Monsieur le Député,
Madame la Conseillère Départementale,
Mesdames Baretge pour la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes,
Mesdames, Messieurs les élus du Conseil Municipal,
Messieurs les Présidents des associations d’anciens combattants,
Mesdames, Messieurs,

C’est toujours avec beaucoup d’émotion que je prends la parole devant vous à l’occasion de la commémoration de la journée du souvenir des victimes et des héros de la déportation.

Depuis la loi du 14 avril 1954, chaque dernier dimanche d’avril, la France rend hommage à la mémoire de toutes celles et de tous ceux qui ont souffert le martyre ou qui ne sont jamais revenus des 200 camps de concentration et d’extermination mis en œuvre par le régime nazi, avant et pendant la seconde guerre mondiale.

En 2021, comme l’année dernière, en dépit de la crise sanitaire, même en nombre restreint, nous nous devions d’être présents devant la stèle d’Alexis Baretge et notre Monument aux Morts afin d’honorer la mémoire de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants qui ont connu l’enfer avant de connaitre la mort.

76 ans après l’entrée, le 27 janvier 1945, des troupes de l’armée Rouge dans le camp d’Auschwitz-Birkenau avec la découverte des survivants épuisés et des chambres à gaz, il est toujours difficile de mettre des mots sur cette horreur, de dire l’indicible, d’essayer de comprendre la barbarie nazie destructrice, criminelle abjecte qui a ravagé l’Europe, causant six millions de victimes parmi lesquels 1,5 million d’enfants et les trois quarts des juifs d’Europe.

Dans sa préface de son ouvrage « La Nuit » Elie Wiesel écrit : « Seuls ceux qui ont connu Auschwitz savent ce que c’était. Les autres ne le sauront jamais. »

C’est pourquoi, dans la mesure où mois après mois, année après année, les rangs des survivants de la barbarie nazie s’éclaircissent, nous nous devons d’honorer le devoir de mémoire, c’est-à-dire, rappeler qu’il y a soixante-seize ans, 6 millions de femmes, d’hommes, d’enfants ont été exterminés par d’autres hommes au cœur de l’Europe civilisée non pas pour ce qu’ils avaient fait mais pour ce qu’ils étaient :

  • Juifs
  • Tsiganes
  • Homosexuels
  • Slaves
  • Handicapés
  • Résistants
  • Militants politiques ou syndicaux.

Parce que je suis convaincu depuis longtemps que l’horreur n’a aucune vertu pédagogique et que ce qui s’est passé peut se reproduire à nouveau si nous n’y prenons pas garde, il est de notre devoir de rendre hommage au courage et à l’héroïsme de ces hommes et de ces femmes qui, au péril de leur vie, se sont levés contre le régime nazi et son serviteur zélé, le régime de Vichy.

Alexis Baretge était de ceux-là et après son retour des camps de la mort, il a consacré toute sa vie à honorer le devoir de mémoire et à décrire ce qu’il avait vécu, ce qu’il avait subi.

Aujourd’hui et demain, à l’image des Justes qui se sont levés durant la seconde guerre mondiale et ont sauvé des familles entières de juifs, des résistants, nous devons démontrer encore et encore qu’il existe une autre voie que celle de la haine ou celle de l’indifférence.

Notre république est indivisible lorsqu’elle protège tous ses enfants quelles que soient leurs origines et leurs confessions.

Il n’y a pas plus bel hommage que nous puissions rendre aux victimes et héros de la déportation.

Je vous remercie de votre présence. ”